Bois, cuir, et matières oubliées : l’école du détail
Il est une généalogie discrète d’objets à la croisée de l’utile et du beau. Les artisans du bois réalisent encore aujourd’hui des tire-bouchons, coffrets ou présentoirs, là où chaque essence – poirier, hêtre, buis – devient identité. À Laguiole, village célèbre pour ses couteaux, on fabrique aussi des cornes à vin et des tire-bouchons à la main, dont la virole en acier forgé, la poignée en corne ou en olivier raconte la singularité d’un terroir.
- Production annuelle de tire-bouchons artisanaux à Laguiole : environ 30 000
- Temps de fabrication moyen par pièce : entre 2 et 5 heures
Le cuir fait son retour, enveloppant les flacons dans des étuis, protégeant les seaux à champagne, ou habillant des carnets de dégustation – un savoir-faire perpétué par quelques maroquiniers, notamment en Champagne.
Le retour du liège naturel
Longtemps concurrencé par les bouchons synthétiques ou à vis, le bouchon de liège naturel – principalement produit au Portugal et en Espagne – reste dans l’univers du vin synonyme de respect du produit et de préservation de l’artisanat. Chaque bouchon est taillé dans l’écorce du chêne-liège, sans abattre l’arbre (source : Planète Liège), et un bon arbre peut fournir du liège pendant près de deux siècles.
- Production mondiale annuelle de bouchons : 12 milliards
- Proportion de bouchons issus de l’artisanat manuel : 20%
- Durée de vie moyenne d’un chêne-liège : jusqu’à 250 ans